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Il y a une question qui me tourmente depuis longtemps en développement personnel ; à savoir celle de la responsabilité individuelle. Nous l’aborderons dans ce dossier de développement spirituel en trois articles. Dans ce premier article, nous verrons comment passer de la culpabilité à la responsabilité. Puis dans le second article, nous irons visiter cette question qui dérange : « Sommes-nous entièrement responsables de ce qui nous arrive dans la vie ? », en définissant les limites et aspects de la responsabilité individuelle. Enfin dans le troisième article, nous irons voir comment trouver la juste position vis-à-vis de la responsabilité, celle qui permet d’aller vers le bonheur.

La responsabilité personnelle est un pré-requis absolu du travail sur soi en développement personnel. Comme toujours, vos commentaires et partages sont les bienvenus.

La culpabilité ; concept judéo-chrétien infantilisant

Les règles religieuses à l’origine de la morale

Notre société s’est construite sur les valeurs judéo-chrétiennes. Autrement dit, la religion judéo-chrétienne influence en permanence nos comportements et valeurs sociales. Et cela, sans que nous en ayons conscience. En France, il existe même un magazine qui s’appelle « Valeurs chrétiennes ». Ainsi, un exemple symbolique très fort de cette imprégnation réside dans le décalogue (les 10 commandements de Moïse). Tu ne commettras pas de meurtre, d’adultère, de vol etc. Il en ressort que l’adultère, par exemple, a longtemps été désapprouvé voire illégal, alors que ces derniers temps il tend presque à se « banaliser ».

Je tiens à souligner que dans cet article je tente volontairement de sortir du point de vue moral. C’est particulièrement important ici puisque j’aborde certains fondements de notre morale actuelle. Ceci ne constitue cependant ni une approbation ni une désapprobation de situations personnelles.

La religion chrétienne à l’origine de la culpabilité

Ainsi, vous comprenez vous-même combien l’exemple du décalogue est caractéristique du rôle éducatif et donc infantilisant qu’a eu la religion. En fait, il est parfaitement clair que la religion n’a eu de cesse d’indiquer aux hommes comment ils devaient se comporter. La promesse était celle d’une possible rédemption (de quoi ?), pour regagner « le paradis ». L’homme était fautif par nature, et devait racheter de possibles pêchés. J’espère que vous voyez bien l’aspect culpabilisant d’une telle disposition. Nous sommes bien loin de la responsabilité personnelle.

Sortir de la culpabilité pour rejoindre la responsabilité

La morale chrétienne place la responsabilité en dehors de l’homme

Vous l’avez compris ; la morale chrétienne place la responsabilité en dehors de l’homme. Elle lui indique comme réguler ses décisions et ses comportements dans le cadre d’une pseudo-loi divine (la religion) ou de règles sociales (les lois humaines), toutes extérieures à lui. L’homme délègue inconsciemment son pouvoir.

J’utilise souvent l’exemple du code de la route pour illustrer mon propos. Dans le contexte de la conduite, il est intéressant d’avoir des règles qui facilitent la prise de décision ; comme par exemple la priorité à droite. Si cette règle (ou les panneaux) n’existait pas, il faudrait trouver un moyen de communiquer en permanence avec les autres automobilistes pour se mettre d’accord. Maintenant, je suis sûr que vous vous êtes déjà retrouvés dans cette situation où vous auriez pu avoir un accident et être déclarés non responsables. Cela vous aurait permis de refaire votre portière abîmée car l’autre  automobiliste n’avait respecté le code de la route. Et pourtant vous avez préféré ne pas vous retrouver dans cet accident. Et bien pour moi, c’est un peu cela l‘intelligence sociale et comportementale. Le code de la route n’est prévu que vous faciliter la circulation et statuer dans le cas où une autre personne se laisserait aller. Si les hommes se mettent d’accord, il n’y a pas besoin de code ni de loi. Le comportement juste devient la loi.

Reprendre sa responsabilité et passer de la culpabilité au pardon

Continuons dans notre lignée de développement spirituel. En résumé, disons que la religion chrétienne était censée nous apporter le pardon, par l’intermédiaire de son prophète, Jésus. L’énergie du pardon est l’exact opposé de l’énergie de la culpabilité. Le pardon est une énergie spirituelle (christique dans le cas présent). La culpabilité est le détournement humain (clérical) de cette énergie au profit d’une institution (l’église). En imposant la culpabilité humaine, l’église prend le pouvoir et prive l’homme de sa capacité à se pardonner lui-même. L’homme devient dépendant du religieux pour obtenir le pardon. L’énergie du pardon doit être utilisée pour se sortir d’une possible culpabilité en passant de l’état d’enfant à celui d’adulte.

Se responsabiliser, c’est devenir responsable de ses choix

Continuons  l’exemple de l’adultère. Intéressant au passage de noter que la langue des oiseaux pour nous inviter à voir ici que l’ « adult-ère » peut être un « adulte qui erre ». L’adultère est (à mon sens) un très bon exemple d’un sujet polémique qui vient traiter d’un aspect social issu de l’inconscient collectif et de la morale judéo-chrétienne. Aujourd’hui, il est aisé de constater que certaines personnes ont fait le choix de ne pas s’attacher à la fidélité « sociale » quand d’autres font le serment de vivre comme des tourterelles toute leur vie. Or chacun sait qu’avec les années, le sentiment avoué à son alter-ego à un instant T peut évoluer. Dès lors, rompre ce serment peut amener de la culpabilité.

Or il ne s’agit finalement que d’un choix. Le poser en adulte amène à assumer de possibles conséquences ; rompre une famille, déménager etc. Le poser en enfant peut amèner de l’indécision voire peut poser en possible victime ; de pulsions, d’ennui etc. Pourtant, nous savons bien que ce qui était valable à un instant était parfaitement à même d’évoluer. Et imaginons même que j’ai « trompé » mon partenaire et que cette expérience m’ait amené à comprendre que j’y suis encore attaché. Alors la culpabilité ne m’aidera pas à grandir alors que tirer une leçon de cette expérience m’y aidera. La culpabilité va m’enfermer alors que prendre mes responsabilités va m’amener à comprendre que c’était surtout moi que j’ai trompé. Je peux alors utiliser l’énergie profonde du pardon pour me pardonner d’avoir vécu cette expérience. Le pardon est une énergie à utiliser pour soi et aller vers plus de responsabilité personnelle.

Dans l’article suivant, nous approchons la question polémique : Sommes-nous entièrement responsables de ce qui arrive dans notre vie ? 

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