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Bienvenue dans ce 3ème et dernier article de ce dossier sur la responsabilité. Etre responsable de sa vie reste une priorité tant en développement personnel qu’en philosophie. Dans le 1er article, j’expliquais comment sortir du fléau de la culpabilité pour aller vers la responsabilité personnelle. Puis dans le 2ème article, j’ai commencé à « démêler » les aspects et limites de la responsabilité individuelle. Dans cet article, je vous invite à aller voir de quelle manière être responsable pour cheminer sur la voie du bonheur.
 
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Responsabilité et intention

Avant d’aller plus avant, je souhaite revenir sur un point que j’avais volontairement omis dans l’article précédent. Il s’agit de voir dans quelle mesure nous pouvons être responsable de nos intentions. Ainsi, j’avais cité l’ordre suivant de nos créations :
  • Intentions
  • Pensées
  • Paroles
  • Actes / Réactions (ces dernières étant, dans leur expression instinctive, à mettre à part)
La question de l’intention est essentielle. L’intention est en quelque sorte ce qui sous-tend ce que nous créons.

L’intention, avant la création d’un acte

Pénalement par exemple, vous remarquerez que la sanction d’un meurtre dépend essentiellement de la préméditation et de l’intention.
En linguistique, méditer sur un sujet revient à y penser. Pré-méditer intervient donc avant le passage à l’acte. La préméditation est en amont de l’acte créateur. 

L’intention, avant la pensée créatrice

Si l’on se place du point de la conscience ou de la spiritualité, la méditation peut aussi être l’absence de pensée, une simple attention portée. Si l’on dépasse le langage courant, l’intention peut donc bien être une pré-médiation, c’est-à-dire ce qui précède la pensée.

L’intention, l’attention et l’énergie créatrice

L’intention est l’origine de toute chose. En coaching génératif, nous travaillons avec 3 intelligences ; l’intelligence du champ relationnel (quantique), l’intelligence somatique (celle du corps) et enfin l’intelligence cognitive (de l’esprit). L’intention appartient au champ quantique. L’attention est dirigée par l’esprit. La création est l’énergie dirigée.
 
Nous disons que l’intention guide l’attention qui dirige l’énergie créatrice (pensée, parole ou acte).
 
L’intention est donc ce qui survient avant la pensée, la parole ou l’acte. L’intention peut être consciente (nous y avons accès) ou inconsciente (nous n’y avons pas accès). Être responsable est donc facilité par la prise de conscience de ses intentions.
 
Vous pouvez relire mes articles sur la conscience pour mieux saisir ces notions de conscient et d’inconscient si besoin.

Être responsable, conscience et affirmation de soi

A la vue de ce qui vient d’être noté, je vous fais une proposition.
 
Notre degré de responsabilité provient de notre degré de conscience.
 
Je pense qu’il est opportun de rappeler ici certaines étapes de la croissance dans la vie humaine.

Croissance et conscience

Au départ, la non-conscience de soi et le narcissisme

Il y a tout d’abord le stade « bébé« . Un bébé vit d’abord dans l’utérus de sa mère. Même s’il s’agit d’une personne en devenir, il n’a pas d’existence propre. Car son corps est à l’intérieur de celui de sa mère et car il se nourrit de ce dont se nourrit sa mère. Le cordon ombilical assure sa nourriture sur le plan physiologique mais on sait désormais que l’embryon perçoit (et absorbe) toutes les émotions (car il est dans son ventre) de sa mère.
 
Puis l’enfant naît, on coupe le cordon. La psychologie nous indique que jusqu’au stade « du miroir », l’enfant ne se perçoit pas comme un être différencié. Le stade du miroir est le stade dans le développement psychologique où l’usage du miroir amène l’enfant à prendre conscience de son corps et à le distinguer des autres corps. A mon sens, ce stade est en quelque sorte la 1ère vraie prise de conscience de l’individu. Avant, il vit dans une forme de narcissisme qui l’oblige à se confondre avec le monde environnant.

Egocentrisme puis rencontre avec l’autre

Dès lors que le bébé prend conscience de lui, il va avoir tendance à se considérer comme le centre « parfait » de l’expérience et ne s’intéresser qu’à lui même. Il s’agit d’une forme d’égocentrisme qui va passer par des stades variés tant que l’enfant se sentira en fusion avec ses parents notamment. Puis un jour, les situations sociales aidant (aller chez la nounou avec d’autres enfants, aller à l’école etc.), l’enfant va commencer à se rendre compte que si lui existe, l’autre en face de lui a également une existence propre. S’il reconnaît ses besoins par exemple, alors il sera également capable de reconnaître que l’autre a des besoins propres. L’adolescence par exemple, est souvent la phase privilégiée de rencontre avec l’autre. L’adolescent sort de sa famille et commencer à affirmer son identité.

Croissance et affirmation de soi

A la lumière de ce que je viens d’exposer, il apparaît plus clairement que le capacité de l’individu à s’affirmer vient avec l’âge. Aucune affirmation n’est possible avant l’âge du miroir. Et la psychologie considère généralement que l’enfant jusqu’à ses 7 ans environ (l’âge « de raison ») est entièrement passif. Autrement dit, il intègre comme une éponge profondément toutes les admonestations parentales et sociales, les croyances familiales et collectives, les peurs et émotions diverses etc. Ce n’est qu’ensuite qu’il commence à y donner une réponse, généralement par un programme ou un comportement.
 
L’adolescent quant à lui, commence à explorer en dehors du cocon familial pour aller poser par lui-même le sens qu’il souhaite donner à sa vie. Il doit rompre avec la vision du monde de son père et sa mère pour créer la sienne propre. Cette période d’affirmation de soi va se faire d’abord par l’opposition frontale. Puis avec le temps, elle doit aboutir à une affirmation de soi par elle-même et pour elle-même. C’est à dire sans ré-action ni opposition. Un adulte doit arriver à cet objectif.
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Croissance et responsabilité

De toute évidence, vous comprenez maintenant bien pourquoi être responsable vient avec la conscience et l’affirmation de soi.
On ne peut être responsable de quoi que ce soit tant qu’on n’a pas la capacité de créer quelque chose. Il s’agit presque d’une lapalissade si l’on reste dans les créations matérielles. Si je prends l’exemple d’un nouveau né, il n’a même pas la force de se retourner et ne possède pas encore de pensées.
 
De même, on ne saurait être responsable de ce dont on n’a pas conscience. Enfin, je vous concède que je suis bien content que ce soit pourtant bel et bien le cas, socialement parlant. Imaginons par exemple un individu qui frappe sa/son partenaire sans conscience, juste parce que ses parents vivaient ainsi. La non-conscience n’a rien de rassurant. Elle permet juste de mieux comprendre.
 
L’idéal reste d’arriver à faire grandir son pouvoir d’affirmation parallèlement à sa conscience. Pour ceux que cela intéresse, je vous invite à suivre les travaux d’un chercheur en spiritualité qui m’inspire ; Christophe Allain.
 
Enfin, voici une citation sur la responsabilité d’un autre de mes mentors, Stephen Gilligan, qui m’a formé à la transe générative et au coaching génératif.

Une grande liberté implique une grande responsabilité.

Stephen Gilligan

N’est-ce pas un peu cela, la croissance vers la responsabilité et l’autonomie ?
 

Eléments de choix pour être responsable de son bonheur

Le point de vue du développement personnel et spirituel

Le développement personnel est une chose. Etre heureux en est une autre.
En tant que coach de vie et coach en développement personnel, je ne saurai que vous engager à définir vos priorités dans la vie.
 
Qu’est-ce qui à votre avis, vous manque pour être heureux ?
 
Quand j’écris ce qui vous manque, je ne veux pas dire qu’il faut rajouter quelque chose. Bien souvent, c’est le regard que l’on porte sur son monde qui a besoin d’évoluer.
 
Personnellement, ma priorité actuelle dans mon développement personnel passe par un assouplissement du mental ego. Cette question qui confine au développement spirituel contient à deux sous-objectifs : être soi-même et vivre dans la paix intérieure. Vous pouvez relire cet article de mon dossier sur le développement personnel et spirituel pour mieux comprendre ma démarche de développement personnel.
 
Ainsi, comme Antoine de Saint-Exupéry, je considère que :

La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer.

Antoine de Saint-Exupéry

De plus, se concentrer sur sa perception du monde et sur son univers intérieur permet d’avoir accès à ses zones d’influence. Il n’y a rien de plus frustrant que de vouloir affirmer son pouvoir sur des zones d’impuissance. Nous avons clairement plus de puissance sur notre monde intérieur que sur univers extérieur. Ensuite, quand nous agissons sur notre monde extérieur, il est important de garder présent à l’esprit cette distinction.
 
Et vous, cherchez-vous à agir là où vous avez du pouvoir ou vous dispersez-vous ?

Le point de vue philosophique

Enfin, en tant qu’être responsable ou en devenir, je vous propose de vous poser la question suivante dans votre quête d’évolution. La limite est tenue entre développement personnel et spirituel, et philosophie.
 
Les pensées que vous avez ou les actes que vous posez sont-ils aidant dans votre quête ?
 
Pour citer un exemple personnel (car rien ne vaut l’expérience), je suis passé par diverses phases dans ma manière d’aborder la vie.
La première étape, provenant de la phase passive de l’enfance, m’avait laissé dans une position d’impuissance, ou de victime. J’ai eu une jeunesse peu épanouissante. Et il est très aisé dans notre société où la plupart se considère comme une victime (des autres, du système etc) de prolonger la phase d’impuissance de la jeunesse.
Pour compenser cela, ma première tendance a été, suite à des égarements dans des croyances spirituelles, de croire que ce passage de l’enfance était là pour créer un besoin d’évolution. Ce nouveau système de croyances a été extrêmement aidant. Son principal apport a été de me faire prendre conscience que lorsque j’attire une situation dans ma réalité, je peux choisir de la garder, ou pas. C’est cela être responsable !
Maintenant il est clair que mon enfance n’a pas été rose pour autant, et je laisse la responsabilité à ceux qui y ont joué un rôle « négatif » de faire leur propre bilan de leur comportement.
 
Dorénavant, je me pose encore en permanence cette question de savoir si ce que je pense est aidant ou pas. Si ce n’est pas aidant pour ma paix intérieure et pour aller vers le bonheur, ou si je ne peux pas assumer les conséquences de mes pensées ou mes actes, alors je les écarte jusqu’à ce que mon point de vue ait évolué.
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